offrande
En partageant le pain, au milieu de la mie une rose se déplie.
Dunes de tulle miroitant préambule herbes folles en chevelure intermittence de dorure passage des dieux évanescent camaïeu
Abysse un petit poisson d'errance se noie dans sa propre transparence. Oasis un palmier marcheur s'est arrêté, il a cessé d'avoir peur et l'eau est arrivée.
Le jour se balance, il fredonne un air léger. Ni beau, ni laid, en toute tranquillité dans le soyeux de sa présence, le jour discret, toujours nouveau, se balance. Je le regarde dans les yeux et reconnais ma chance.
Dans l'oeuf du moment comme un petit enfant, sous l'aile de l'été et de chaleur couvée, je suis infiniment bien au creux du rien, dans mon cratère de lune cachant une lagune. Douillet sanctuaire sous un clair de Terre.
L'horizon en bienveillance sur les champs alanguis, tout semble à l'oubli. Chut! le ciel danse.
Du haut de leurs cimes, les mots lissent leurs voyelles et leurs cris de consonnes rappellent l'impératif de leurs origines. Plus bas, patient, l'oiseleur de rimes tend ses pages. Séduits par le blanc paysage, les mots aussitôt quittent, un à un, leurs...
Dans leur amour fusionnel la terre et le ciel ont signé leur serment de tendres tutoiements qui se sont transformés en lèvres parfumées (photo. HC)