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(photo HC) Le ciel est un océan où voyage l'eau en bouquets blancs
Pour inventer les secondes en ce monde l'éternité s'est découpée en confettis distribués sur le tapis de l'infini
Un jupon de lune, l'aquarelle d'une agate, quelques bouts de bâtons ayant servi de craie, une bulle de lait qui éclate sans rancune, un château de sable léché dans la lenteur cérémonielle d'une vague paresseuse. Et je n'en reviens pas de toute cette magie...
Le matin glisse de son sommeil, soulève l'édredon d'angora. Il me fait un sourire lilas, s'étire et bâille le soleil.
Ces prénoms des êtres aimés que l'on chérit sont des papillons écrits des caresses qui savent voler
Elle cisèle et taille des mots, en garnit un texte-anneau et le demande en fiançailles.
Prendre les mots pour chemin faire sien ce périple nouveau marcher en pérégrin l'alphabet en manteau
Un pétale de rose, très très rose, se dépose à ma porte Et puis le vent l'emporte dévoilant à l'instant le tracé d'un baiser
Tandis que le monde dort, l'instant le plus pur sur le parvis de portor laisse sa bure. Des murmures d'or annoncent l'ouverture.